La piste des quarante jours

Sur les pistes du Sahara…
Darb el-Arbain, la piste des quarante jours.
Ancestrale depuis l’époque des Pharaons, elle relie le Soudan à l’Égypte, par la seule piste du désert. Quarante longs jours aux pas des dromadaires, avec comme seule ambiance celle du désert; son aridité, son silence et ses dangers, les dunes immenses sillonnent le paysage, quelques points d’eau abreuvent la caravane et à l’arrivée, le Nil, source de vie qui prend toute son ampleur dès qu’on s’y approche.

Aujourd’hui encore cette route est empruntée pour la vente des dromadaires du Soudan vers l’Égypte avec pour seule route praticable, la piste des quarante jours. Parti d’Égypte pour se rendre au plus grand marché de dromadaire dans le sud du Soudan, je vous propose de suivre l’histoire de Louri qui entreprend certainement son dernier voyage au travers des dunes du désert, car comme il le dit, il faut être jeune et fort pour faire ce métier.

Louri est d’Assouan, la plus grande ville (250000 hab) au sud de l’Égypte et une des plus chaudes aussi car elle est dans une cuve ; heureusement, le Nil est large à cet endroit de l’Égypte, et de nombreuses cultures sont florissantes et les berges du Nil sont verdoyantes avec de grandes palmeraies. Louri n’a pas encore 60 ans, il se rappelle qu’au temps de son enfance il n’y avait aucune construction, seulement des tentes appartenant à la tribu des Bicharis. «Autrefois ce n’était que le désert, les non-Bicharis ne s’aventuraient jamais dans le quartier» dit-il en longeant des ruelles abritant des habitations à plusieurs étages.

La piste du désert, Louri la connaît depuis que son père lui a permis de l’accompagner. «C’est de génération en génération que l’on fait ce métier, on tient cela de nos ancêtres.»
Avant son départ, il réunit ses amis pour partager un café.«La torréfaction est essentielle» dit-il. Ses amis sont réunis dans la pièce principale de sa maison faite de briques de boue séchée comme pour conserver une certaine fraîcheur. Assis en tailleur sur une grande natte Nubienne, ils s’apprêtent désormais à partager ce moment de détente avant le départ de leur ami Louri.

Les dromadaires que Louri va chercher sont destinés aux membres de sa tribu, à ses amis ou sa famille.

Dix-sept heures de ferry au départ d’Assouan, puis deux jours de bus pour arriver à Wadi Halfa, sur l’autre rive du lac Nasser, au nord du Soudan. «Autrefois, il fallait deux semaines pour atteindre la ville, mais grâce à la nouvelle route, on peut désormais atteindre Wadi Halfa en deux jours». Louri a le sentiment que c’est un des derniers voyages de la piste des quarante jours, car bientôt, ce voyage se fera en camion. Direction Khartoum, la capitale du Soudan pour enfin arriver à El Hagize, dans le sud du Soudan, pour le grand marché du dromadaire. Ce marché a lieu tous les vendredis. Les Soudanais viennent y vendre leurs animaux. Il y a environ trois millions de dromadaires au Soudan dont 200 000 sont achetés par des Égyptiens (par an). Ils sont consacrés à l’agriculture, comme bêtes de sol, à la reproduction ou pour les abattoirs.

La plaine est immense, quelques tentes sont montées et des centaines de dromadaires se déplacent à cloche pied, sautant un peu partout pour se déplacer. Pendant ce temps, acheteurs et vendeurs sont au rendez-vous, tous vêtus de blanches djellabyas, leur turban sur la tête ainsi qu’un bâton de marche. Louri a rendez-vous avec Rachaï, c’est comme on dit un dénicheur de bons dromadaires. Il fait partie d’une tribu qui a fait fortune avec la vente de dromadaires. Il a du nez, un seul regard suffit pour jauger la qualité de l’animal et son prix juste. Sur le marché on y trouve des mâles d’au moins trois ans. La posture doit être ferme, une encolure robuste et une musculature bien développée.
C’est aussi pour Louri l’occasion de revoir des amis qu’il n’a pas vus depuis des années.

Après l’achat des dromadaires, les hommes s’assoient et règlent les derniers détails du voyage : prix des gardiens, désignation du chef des gardiens, provisions, eau, nourriture pour les animaux.
Louri est un homme expérimenté, ils le sont tous ici. Il connaît parfaitement la route et ses repères.
D’ici à Tongola, il y a 15 jours de marche et de Tongola à l’Égypte il y a 12 jours. En tout, il y a quatre points d’eau.
Louri doit ramener 100 dromadaires et remettra les documents à l’appui dès son arrivée. Les achats se font en fonction des commandes en Égypte.
Les dromadaires se vendent entre 250 et 300 € chacun et la commission de Louri est de 20 € par animal.

La vérification de tous les dromadaires par les gardiens peut alors commencer. Avant le départ, ils ferrent les bêtes, portant le sceau du futur propriétaire en Égypte.
Pendant le rassemblement, les dromadaires de selle restent à l’écart. Ils bénéficient de soins particuliers. Ils sont obéissants, rapides et commodes. «On les repère dessuite» dit Rachaï. «Il arrive qu’il y ait des voleurs, nos dromadaires doivent être plus rapides que les leurs. Au marché en Égypte, ils sont vendus en premier, ils sont très appréciés.»

La caravane s’élance et danse au pas des dromadaires, comme une dune géante parmi les autres dunes dans le paysage onirique du désert du Sahara.

Les hommes et les animaux s’apprêtent à affronter la fournaise du désert. Le voyage sera semé d’embûches.
Le troupeau se dirige vers le Nil, au nord. Il remonte la partie occidentale du désert de Bayouda, dans la partie est du désert du Sahara. Les acacias épineux sont la seule source de nourriture pour les dromadaires et d’ombre pour les hommes. Cela donne l’occasion d’un arrêt dans ce paysage désertique caractérisé par sa roche basaltique noire issue d’anciens volcans. Bêtes et hommes supportent une aridité extrême.
Un bon troupeau marche entre 40 et 50 kilomètres par jour.

Au troisième jour, ils atteignent les puits d’eau, c’est le soulagement lorsque les hommes et les dromadaires ont bu. Les gardiens des puits abreuvent depuis toujours les dromadaires. Ces tribus ne connaissent que la vie dans le désert. Les hommes s’empressent de remplir leur bidon et il n’est pas question de rester plus, ils espèrent gagner une montagne avant la tombée de la nuit, en guise de lieu de repos.
Louri est âgé et apprécie ce moment de repos. Le troupeau est au repos et comme son père et grand-père autrefois, les hommes s’assoient en partageant le thé. Les Soudanais interrogent les Égyptiens sur leur tribu. «Chante-moi une chanson?…Comment dis-tu ça dans ton dialecte?…» Alors l’Égyptien se met à chanter doucement : « Toi, jolie fille, prépare-moi un café…que nous le dégustions…»…«Après, on se sent merveilleusement bien» rajoute-t-il. Chantes-en une autre…et ainsi les chameliers passent un moment en échangeant sur leur culture.
Pendant que tout le monde dort, un dromadaire a pris froid et refuse de se nourrir. Deux des hommes lui administrent un antibiotique et des vitamines, cela devrait être efficace pour la suite du voyage.
«La vrai école c’est la vie» dit Louri. « On apprend avec le temps. Chavire est une véritable promotion, on doit bien connaître le chemin, savoir se repérer, gérer des hommes, des animaux, connaître les points d’eau. On voudrait bien changer de métier, notre vue se dégrade, l’hygiène manque, nous buvons de l’eau sale, des problèmes de prostate en ressortent»
En journée, les hommes se repèrent au soleil, reliefs, montagnes et monticules de pierres et la nuit avec les étoiles. Leur vue baisse car ils doivent fixer le soleil pour se repérer. Ils emportent le stricte minimum avec eux : toile de jute en guise de matelas, une djellabya propre pour leur arrivée.

Le matin, ils détachent les entraves des pates des dromadaires qui les empêchent de s’évader la nuit, regroupent et comptent le troupeau pour le départ.

Encore sept jours de marche pour atteindre le Nil.
Il fait 40° la journée et cela peut chuter jusqu’à -10° la nuit.«On s’habitue à ces conditions extrêmes» dit Louri, cela fait des années qu’il fait ça. Il part selon les demandes, cela peut même arriver en été, mais le plus souvent c’est en hiver. Moralité, il faut être jeune et fort pour faire ce métier.

Dixième jour. À l’approche du Nil, le chemin est plus périlleux. Le sol rocailleux abime les ongles sensibles des dromadaires. Un des dromadaire soigné a du mal à marcher, il boite. Louri et son équipe veulent soigner la pâte blessée. Couché sur le côté, ils lui attachent le pied et le tiennent allongé. Les hommes font une compresse anti-inflammatoire sur la pâte blessée. Le dromadaire blatère, mais c’est plus désagréable que douloureux. À l’aide d’un instrument type tournevis, les caravaniers, enturbannés et habillés de larges vêtements blancs qui flottent au vent protègent le pied d’une semelle en cuir.
«Lorsqu’un dromadaire éternue ou tousse alors, on lui fait une piqûre dans le cou ou la cuisse. Si l’un d’entre eux ne se nourrit plus, on lui prépare du thé et du sel de gene. Si un est blessé, on le soigne au fer brûlant, il arrive parfois de lui faire une incision. S’il est trop blessé, on le confie à des nomades pour le soigner, et si rien ne permet de le sauver, il arrive de les tuer.»
Ils reprennent la longue route désertique sous l’ambiance bicolore bleu du ciel et ocre du sable, sous un soleil écrasant et lumineux, tellement lumineux. La caravane avance au rythme du troupeau. Les dromadaires de selle supportent les chameliers, assis les jambes croisées sur le devant de la bête, turban et djellabya au vent, muni de leur inséparable bâton d’une main et du cordage de l’autre. Louri a depuis quelques jours repris la marche à pied, son corps ne supporte plus les secousses causées par les pas des dromadaires. Il ralentit la troupe.

Douzième jour. La caravane a pris du retard. Les animaux ont soif. Ils ont une hâte, finir le désert.

La nourriture traditionnelle des chameliers est l’assida : de la farine et un bouilli d’oignon, malaxé en boule et mangé à la main, et du thé très sucré. C’est leur seule nourriture.
Au terme de la balade, les gardiens toucheront 220 € et le chavire 280 €. «Même avec quatre caravanes par an, ce n’est pas assez pour nourrir une famille» dit Louri.
«Que se passe-t-il?» dit Louri
«Les dromadaires se sont mordus, il faut bien nettoyer les plaies». À l’aide de gazes et d’un désinfectant, ils font un nettoyage en profondeur pour éviter que cela n’empire, avec la chaleur.

Quatorzième jour. Cela fait trois jours que les animaux n’ont pas bu. La partie la plus dangereuse est désormais derrière eux, la délivrance approche.
À midi, le supplice s’éteint.Devant eux s’étend le Nil, le plus grand fleuve d’Afrique.

Le troupeau trouve la force de trotter jusqu’à l’eau, la poussière du désert s’envole sous leur pas, les voilà désormais dans cette eau attendue, hors des dangers du Sahara.

À la fin du périple, à l’arrivée au Nil, les chameliers ont pour coutume d’acheter un mouton dans une ferme voisine, le tuer selon la tradition et le partager comme une offrande, en guise de gratitude, et en invitant les voisins à se joindre à eux.

«Dès l’atteinte du Nil, nous sommes en sécurité, il ne manque pas d’eau et il n’y a pas de voleurs» dit Louri.
Son périple se termine ici. Il quitte ses compagnons du désert. Attendant au pied d’un vieil arbre, Louri les regarde s’éloigner en brandissant haut son bras et son bâton, leur souhaitant longue vie. Il peut rentrer désormais à Assouan; il sait que le troupeau est en sécurité et sera mené à bon port.
À son arrivée, la famille et les amis l’attendent avec impatience, ils sont heureux de le retrouver. Ils fêteront ça avec un bon repas. Pour Louri, c’est sûr, c’était son dernier voyage.

Inspiré du documentaire «sur les pistes du Sahara»

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Un instant Sacré avec la Reine Hatchepsout

Un magnifique Temple et une mystérieuse Reine.
Hatchepsout règna de 1479 à 1457 av JC
Hatchepsout était la plus importante des rares femmes Pharaons et a donc créé la désapprobation dans cette société patriarcale.
Dès sa mort, son successeur  Toutmosis III fit marteler la trace de ses représentations, mais ce temple, appelé dans l’antiquité «le sublime des sublimes», est considéré comme un monument incomparable de l’Égypte ancienne.

Malgré les ambitions  de Toutmosis III, Hatchepsout, reste 3500 plus tard, un des Pharaons les plus connus, jouant parfois de son image entre homme et femme, elle n’hésita pas à assumer la barbe traditionnelle lors de l’édifice de ses colosses et les symboles des Pharaons.

Situé à Deir el-Bahari, il est dédié au Dieu Soleil Amon-Rê.
Sa caractéristique la plus frappante est une succession de terrasses et de colonnades ornées de nombreuses sculptures représentant le Pharaon et les divinités. L’architecture du temple contient des pylônes, des tribunaux, une salle hypostyle, une chapelle dédiée à la Déesse Hathor et un sanctuaire.

La chapelle dédiée à Hathor, Déesse de la Joie, la Musique et l’Amour.

Une salle raconte en relief la naissance divine d’Hatchepsout et une expédition vers un pays mystérieux près de la mer Rouge (le pays de Pount) d’où a été ramené du cuivre, de l’asphalte, du naphte, des amulettes sculptées, de la myrrhe et de l’encens.

De magnifiques couleurs originales, le plafond est décoré avec les étoiles sacrées éternelles, et les reliefs du mur raconte sa naissance Divine.

Le Temple d’Hatshepsout, creusé dans la montagne est considéré comme un monument incomparable de l’Égypte ancienne.
Un simple Waouh! Pour sa destinée, la fine architecture de son Temple et son histoire.
Et pour vraiment apprécier cette visite, je vous propose de découvrir ce Temple sublime du haut de la Vallée, par une marche qui vous donnera l’impression que ce Temple est un cadeau des Dieux et de la montagne.

Voici quelques vues qui vous donne envie d’approcher de plus en plus…

N’est-ce pas magnifique? Cliquez pour agrandir les photos 🙂


De cette balade vous découvrirez d’autres Merveilles de l’Égypte Ancienne, mais …shuut…je vous laisse le plaisir de la découverte lorsque vous viendrez 😉

Hatchepsout a été un grand Pharaon de la fastueuse XVIII ème Dynastie, elle a construit à Karnak la Chapelle Rouge, dédiée au reposoir de la barque d’Amon.
Elle souhaitait ériger un obélisque en or, pour tout son Amour à Amon, elle l’érigea en granit, avec tout son Amour aussi.
Hatchepsout, avec tout mon Amour, tu as été un grand Pharaon de la paix et de la controverse.

Simplement pour dire : Louxor est un lieu passionnant qui recueille les plus belles richesses archéologiques de cet Ancien temps Sacré, en suivant la trace des Pharaons de leur naissance et leur règne jusqu’à leur mort, par les Temples et les Tombes.

Chem-el-Nessim, la fête du Printemps dans toute l’Égypte

Une bien belle journée en cette fête du Printemps, en Égypte.

Chem-el-Nessim littéralement «hume la brise» célèbre l’arrivée des beaux jours et les Égyptiens s’en donnent à coeur joie. Les berges du Nil, calmes et sereines habituellement, sont animées de cris joyeux d’enfants et la foule est au rendez-vous.

C’est le lendemain du dimanche de Pâques Copte que le Printemps est à l’honneur (lundi 16 avril 2012). Pour cette occasion, le plat traditionnel est un poisson très salé et fort (fessikh) accompagné d’oeufs, de salade, de petits oignons et chacun a sa façon de le préparer.

Cette fête existe depuis l’Égypte Ancienne, liée à l’agriculture et aux rites de fertilité du Nil. Ce jour coïncidait avec l’équinoxe de printemps, qui représentait dans les croyances antiques, un nouveau cycle et un renouveau. Les anciens Égyptiens célébraient et honoraient ce jour en offrant aux divinités du poisson salé, conservé et préparé lors des pêches abondantes, de la laitue et des oignons.

Tous sont venus humer cet atmosphère délicieuse et aujourd’hui, le Nil bat son plein!

Une balade en felouque ou en petit bateau à moteur traditionnel n’est à manquer sous aucun prétexte! Profitez de la fête!

Tombe d’Aménophis III, bientôt ré-ouverte au public?

Avez-vous déjà baladé à pied vers la Tombe du Pharaon Aÿ (VR 23 ), au creux de la Vallée des Rois?
Cette balade d’environ 20mn est délicieuse, au coeur de la Vallée, où le vent siffle dans les oreilles et l’échos dans les falaises vous laisse un bon présage sur le reste de vos découvertes.

C’est le lieu de repos éternel choisi par le Pharaon Aménophis III (appelé aussi Amenothep III, XVIII ème dynastie) et le Pharaon Aÿ (fin XVIII ème dynastie).
Située dans la vallée de l’ouest, ou Vallée des Singes (nom qui vient de la Tombe d’Aÿ, décorée de 12 singes), la Tombe d’Aménophis III, grand Pharaon qui a régné 38 ans dans une Égypte prospère et en paix, est située le long du chemin. Localisée par une «simple» cavité dans la roche, il est difficile d’imaginer qu’une des plus grandes tombes de la Nécropole Thébaine se trouve à quelques 24 mètres de profondeur!

Elle fut découverte au début des fouilles de la Vallée des Rois, pillée et vidée de ses trésors. (VR 22)
La tombe contient plusieurs salles. Une salle à colonnades, deux autres grandes salles (destinées aux deux épouses Royales), des annexes. Seule la chambre funéraire contient des décorations murales, des fresques sur fond bleu-gris représentant Pharaon avec des divinités. De l’immense tombeau, il ne reste plus que le socle. Elle fut édifiée pendant son règne,environ 1391-1353 av JC.

La tombe est fermée aux public pour restauration, mais des travailleurs sont sur place actuellement!

 Aménagement des travailleurs, au pied la la falaise sacrée d’Aménophis III.

Une simple tente suffit pour les comptes rendus et le partage du thé. Le travail se réalise à plusieurs mètres sous-terre.

Voici quelques photos de cette nature magique, au coeur des merveilles Pharaoniques, et découvrez le lieu de sépulture choisi par un des plus grands Pharaons de l’Ancienne Égypte, Aménophis III, à l’écart des autres tombes de la Vallée des Rois, comme pour marquer sa différence. Il fut le père d’Akhénaton, son successeur; nous entrons avec eux dans l’ère Amarnienne, cloturée par le Pharaon Aÿ qui, pour la petite histoire, est la seule autre tombe achevée de la vallée de l’ouest!

A l’entrée de la tombe, les gros tuyaux permettent de régénérer l’air pour les travailleurs sous-terre.

Régénérateurs d’air reliés aux tuyaux et à l’intérieur de la tombe que l’on aperçoit en arrière plan.

Vue d’ensemble de la (petite) entrée de la tombe face à l’immensité de la falaise.

Un après-midi riche en émotion, nature, chaleur et belles découvertes que nous aimerons vous faire partager.

Sur notre site internet rendez-vous sur la page de toutes nos excursions.

En continuant le chemin pierreux, visite de la tombe d’Aÿ, le successeur présumé de Toutankhamon, pour compléter l’ambiance!
(nb : le ticket d’entrée se procure sur le site de la Vallée des Rois 25 LE, env 3€)

À suivre dans un prochain post : Visite de la Tombe d’Aÿ

Visiter la maison d’Howard Carter

Visiter l’univers d’Howard Carter nous replonge au début du siècle dernier dans la fabuleuse histoire de sa découverte de la Tombe de Toutânkhamon et ses Trésors.
Pénétrer dans sa demeure est également une formidable visite pour découvrir tous ses objets de l’époque.  Son bureau , ses croquis, ses livres sur la cité de Thèbes.  Sa machine à écrire qui lui permettait d’entretenir ses correspondances avec Lord Carvarnon, son appareil-photo de l’époque ainsi que son labo photo, sa caméra…mais aussi des lieux plus intimes comme sa chambre et sa coiffeuse. Le salon contient de vieux objets, entassés à l’instar des trésors entreposés dans la tombe de Toutânkhamon .
C’est tout un univers qui nous fait revivre et imaginer son quotidien, à l’entrée de la Vallée des Rois, où il a consacré toute sa vie, son amour et sa passion pour l’Égypte.


Howard Carter, Archéologue et Égyptologue britannique né en 1874 et mort en 1939, à 64 ans.

Talentueux dessinateur grâce à son père peintre, il découvre l’Égypte à 17 ans, sur le site de Beni Hassan, entre le Caire et Louxor, en commençant par reproduire des fresques de sépultures princières, décorées richement de scènes de la vie agricole et artisanale. Il devient dès ce moment un grand passionné de toutes ces merveilles Pharaoniques.
Les nombreuses étapes de sa vie le conduiront à devenir un des archéologues les plus renommés, couronné par sa victoire de la découverte de la tombe de Toutânkhamon.

1922 – 2012                                                                                                     90 ans cette année, après la découverte de ces magnifiques trésors.

Howard Carter travaillera auprès des plus grands égyptologues de son époque, Flinders Petrie puis Gaston Maspero qui lui propose de travailler pour le Service des Antiquités, au poste d’inspecteur général des monuments en Haute-Égypte. Mais son caractère impétueux et borné lui fera traverser des périodes de solitude, et il démissionnera pour des excuses qu’il ne voudra jamais faire à de riches touristes français exigeant le remboursement du ticket d’entrée d’un site jugé trop sombre!
Maspero qui regrette le départ du talentueux Carter, lui présente Lord Carnarvon qui procède à des fouilles en amateur depuis 2 ans, sans succès. Il a besoin d’un homme de terrain et lui assure le financement.

Ils collaboreront plus de 10 ans ensemble en fouillant de nombreux sites sans grands succès et les finances et les espoirs de Lord Carnarvon s’amenuisent avec le temps. C’est après la découverte de nombreux indices trouvés sur les traces d’un grand pharaon inconnu, aux cartouches de Toutânkhamon, que, Carter, borné, rechercha sa tombe et sillonna un périmètre encore jamais prospecté.

C’est le 04 novembre 1922, 4 jours après le début des fouilles, qu’Howard Carter eut sa consécration en découvrant les premières marches de l’entrée d’une tombe jamais pillée. Le sceau d’Anubis sur la porte d’entrée annonçait un grand personnage. Le 25 novembre, l’ouverture de «la porte» laissa l’équipe de Carter sous le choc, face à ces trésors historiques et millénaires que nous avons la chance de pouvoir visiter aujourd’hui, dans plusieurs musées.
Une chambre spéciale lui est dédiée au musée du Caire, où il est magique d’observer la perfection et la beauté du masque en or de Toutânkhamon, et aussi de très beaux objets au musée de Louxor.

Quelques photos pour découvrir son Univers..

Son bureau où on l’imagine faire les cents pas, voir ses croquis, sa bibliothèque,

 

 

 

 

 

On devine quelques moments de détente en écoutant de la musique sur son tourne disque, et de travail sur sa machine à écrire!

 

 

 

 

 

 

 

 

De la chambre d’Howard Carter une belle lumière nous laisse croire que son âme est encore sur les lieux…

Une vidéo d’Howard Carter est projetée habituellement mais inaccessible ce jour de visite, une minute trente en anglais (clair et distinct), en hologramme.

Quelques objets de son quotidien

Venez à Louxor!

Offre spéciale en ce moment pour visiter la belle ville de Louxor en Égypte et louer un appartement à un prix très spécial.
Découvrez le Temple de Louxor, Karnak, les musées et les magnifiques paysages verdoyants de la rive Ouest du Nil.
Choisissez vos excursions et venez explorer les tombes dans la Vallée des Rois et toutes les merveilles de la civilisation des Pharaons.

Visitez notre site sur http://www.enjoyluxor.com et découvrez nos appartements spacieux et tout équipés, chacun avec 2 chambres, ensoleillé avec une grande véranda et une terrasse sur le toit face à la Vallée des Rois, illuminée la nuit.
À 5 minutes à pied du Nil ou en voiture vers les temples les plus sacrés de l’Ancienne Égypte.
Les températures sont délicieuses en ce moment et Louxor est en parfaite sécurité.

LOCATION À LA SEMAINE  115 €, 95 £, 150 $

Nous vous attendons ici pour passer vos meilleures vacances!



Zarafa, la jolie girafe au long…chemin

 

Un film d’animation qui s’inspire de la véritable histoire de la première girafe arrivée en France.
Offerte par le Pacha d’Égypte Méhémet-Ali au Roi de France Charles X, Zarafa commenca son voyage du Soudan accompagnée de deux vaches dont elle buvait le lait et arriva en France en 1826.
Son arrivée fait sensation à Paris et elle devient très vite à la mode. Tableaux, faience, vaisselle sont à son éffigie, meme les plus grands écrivains de l’époque l’associent à leurs ouvrages (georges Sand,Honoré de Bazac, Stendhal).

 

Le film raconte une histoire d’amitié entre un enfant de 10 ans et Zarafa, la jolie girafe que Maki a promit de ramener en terre africaine. Il la suit tout le long de son voyage en compagnie de Hassan le Bédouin et Prince de Désert, les deux vaches Mounh et Sounh pour une aventure pleine de tendresse, avec des paysages superbes, une belle musique orientale et des valeurs humanistes essentielles qui éveillent les enfants sur les thèmes de la liberté, l’esclavage, la différence, les croyances…

 

A lire par les adorateurs de Girafe…

«Les Avatars de Zarafa, première girafe de France» Olivier Lebleu, ou les chroniques d’une véritable girafomania


Visite de la Vallée des Rois à Louxor

La Vallée des Rois est un site gigantesque sur une montagne regroupant les tombes des pharaons de l’Egypte Ancienne (le plus célèbre étant celui de Tutankhamum) sculptés dans la roche, certains sont comme des chapelles et contiennent de nombreuses pièces, de 5 à 120! De longs couloirs, des peintures magnifiques partout, inestimable trésor de l’histoire, des sarcophages et parfois des momies et d’autres artéfacts exposés dans le musée. Vous pouvez visiter 3 tombes avec un billet et  en acheter des supplémentaires pour plus de visite.


Nous vous proposons de vous emmener dans un voyage à West Bank (Nom du quartier situé sur la Rive Ouest du Nil) avec de nombreux points culminants de la visite tels que la Vallée des Rois, le Temple d’Hatshepsout, la maison de Carter et le Temple Mortuaire de Ramsès III .

(Voyage en véhicule climatisé) billets exclus

Comment vous passez votre journée:
Nous venons vous chercher le matin à votre lieu de résidence, et laissez-vous conduire vers les sites de votre choix, avec une pause déjeuner dans le restaurant de votre choix ou de notre suggestion. Nous continuons sur les visites et nous vous ramènerons en fin de la journée. Vous pouvez personnaliser la visite selon vos souhaits, voici notre proposition pour une grande journée de visite à Louxor:

La Vallée des Rois

C’est l’endroit où étaient les Pharaons de Thébes (le nom antique de Louxor ) sont enterrés. Situé sur la rive ouest du Nil, où le soleil se couche, c’était à l’époque le royaume des morts, où aucune personne vivante été autorisée de ce côté, à l’exception des architectes des tombeaux et des travailleurs (leur village est Deir el-Médineh ) qui étaient interdits de traverser le Nil pour rejoindre l’Est. Il ya plus de XX tombes  et de nouvelles à découvrir. Un ticket vous permet d’explorer trois tombes, mais vous pouvez en visiter plus en achetant des billets supplémentaires.

La tombe la plus célèbre est celle de Toutankhamon (KV x) et il y en a d’ exceptionnelles avec 120 chambres (KV x) ou bien remarquablement bien conservées (KV x) avec des peintures extraordinaires. Un vrai moment d’ émotion dans un site extraordinaire qui peut être visité de nombreuses fois.

Le Temple d’Hatchepsout

Hatchepsout était la plus importante des rares Pharaon  femmes, et à créé la désapprobation dans cette société patriarcale. Bien qu’elle fut admirée et respectée durant son reigne, il y eu de nombreuses tentatives après sa mort pour éradiquer sa trace sur les hiéroglyphes, mais ce temple est toujours là  en bon état pour témoigner de son reigne. Situé à Deir el-Bahari, un complexe de temples mortuaires, il est dédié au Dieu Soleil Amon-Ra. Sa caractéristique la plus frappante est une longue terrasse faites de nombreuses colonnes  sculptées représentant Pharaon et les Hautes Divinités. L’architecture du temple contient des pylônes, des tribunaux, une salle hypostyle, un tribunal du soleil, une chapelle et un sanctuaire.Les reliefs survivants sur le  mur documentent la naissance du premier pharaon femme divine et une expédition vers un pays mystérieux près de la mer Rouge (le pays de Pount) d’où ils ont ramené le cuivre, l’asphalte, du naphte, des amulettes sculptées, la myrrhe et l’encens.

Le Temple d’Hatshepsout est considéré comme un monument incomparable de l’Egypte ancienne.

Le Temple Mortuaire de Ramsès III

Situé à Médinet Habou,  le temple mortuaire de Ramsès III  est gigantesque et incroyablement bien conservés, grâce à un travail de 4 décennies de longue excavation . Le temple mesure 150m  de long et 300m de large, il contient une surface énorme de 7km2 de reliefs muraux très bien préservés. Le premier pylône (photo), mène à une cour ouverte, bordée de statues colossales de Ramsès III, représenté comme Osiris d’un côté, et des colonnes non sculpté de l’autre. Le second pylône mène dans une salle péristyle, avec de nouvelles colonnes en forme de Ramsès. Cela amène sur une rampe qui nous conduit (à travers un portique à colonnes) au troisième pylône, puis dans la grande salle hypostyle. Des Reliefs de têtes de prisonniers étrangers ont également été trouvés dans le temple pour symboliser le contrôle du Pharaon sur la Syrie et la Nubie.